Poom : chronique de leur premier album

Chronique

Le duo Poom, composé de Camille Ferrera et Siegfried de Turckheim, que nous avions repéré à l’époque de sa sélection au sein des 15 finalistes du Prix Ricard S.A Live Music 2014 ont publié cette année un premier album d’exception.

Avec ce premier disque sorti chez Grand Musique Management, Poom frappe un grand coup en réalisant une synthèse de deux héritages français majeurs : la french touch d’un côté, la chanson française historique de l’autre. Cela donne des titres incroyables comme « Toi et moi » (clip visible ci-dessous) où le texte de Camille joue à cache-cache avec des riffs qu’on jurerait issus du Discovery de Daft Punk. Le résultat est à la fois hyper dynamique et touchant.

L’album multiplie les très belles pistes, de l’electro-pop raffinée de « Sous l’orage » au funk post-moderne de « Qui es-tu ? ». Toutes les influences sont parfaitement digérées et le groupe possède un recul qui fait plaisir à voir.

Pour compléter ce panorama déjà très excitant, Poom intègre à son univers des reprises surprenantes dont il puise la sève pour les faire siennes, comme le « Il n’y a pas d’amour heureux » de Brassens ou le « Je bois » de Boris Vian qui devient une fable comique post-moderne proche de l’esprit du label Tricatel.

Transgénérationnelle, aussi bien tournée vers le passé que vers le futur, la musique de Poom confirme tous nos espoirs de l’époque, quand nous réalisions à leur côté une session pour leur single en puissance « Les voiles », disponible ci-dessous.

Assurément un des beaux disques en français de l’année.

 

À propos de l'auteur :
Benjamin

Cofondateur de Playlist Society (revue culturelle et maison d'édition), Benjamin est le responsable éditorial de Société Pernod Ricard France Live Music depuis 2008. En 2015, il a publié "Le renoncement de Howard Devoto", une bio-fiction, à la gloire du fondateur des Buzzcocks et de Magazine, qui retrace la genèse du mouvement punk en Angleterre.

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