Post Rock Ecossais / 2008. Lorsque j’ai lu la chronique d’Emilien de « The Hawk is howling » sur « Dans mon mange disque », deux réactions contraires se sont manifestées en moi : Premièrement, l’amusement profond, parce qu’écrire sur des disques, c’est avant tout taper là où ça fait mal avec un mauvais esprit à tout épreuve et que cette chronique est vraiment super marrante. Deuxièmement, la rage, parce qu’écrire sur des disques, c’est aussi jouer le jeu de l’embrouille avec tout ceux qui ne seront pas d’accord avec vous. Du coup, j’ai tout de suite eu envie d’écrire sur le dernier Mogwai, pour dire exactement le contraire d’Emilien, une envie de crier tout le bien que je pensais de Mogwai et combien sa chronique était infondée et pleine d’attaques faciles. Effectivement, en tant que bon fan du groupe phare du post rock, je ne pouvais lire, sans réagir, des phrases comme « Les écossais pleurnichards. Il arrive un moment où il faut grandir un peu. » ou « l’écoute de ce groupe totalement has-been qui ne fait plus pleurer que des trentenaires rabougris ou des post-ados pleurnichards qui n’ont rien de mieux à écouter ». D’autant plus que je suis un pre trentenaire à peine adulescent qui se laisse facilement « emotionnellement » toucher par des disques chiants, et que du coup il y avait de quoi prendre cette critique comme une attaque personnelle.
En fait le problème de la chronique d’Emilien, c’est qu’elle suppose à tord que la piètre qualité de cet album n’est pas une surprise, alors qu’il y a de quoi être incroyablement perplexe lorsqu’un groupe pointu comme Mogwai sort un album aussi paresseux et creux, une sombre auto-parodie de lui-même, alors que bon on parle quand même du groupe qui a écrit « Young Team ». Est-ce du à l’absence de voix qui donnaient une certaine respiration aux précédents disques ou à cause de cette monotonie et de ce manque d’ambition dont fait preuve le groupe, je ne sais pas mais ce qui est sûr c’est que « The Hawk is howling » n’est pas loin d’être aussi mauvais qu’un « Explosion In The Sky » et que l’ami Emilien avait fichtrement raison.
Note : 3/10